Revue Ecce Homo Europeanus

La revue

ECCE HOMO EUROPEANUS est parue à Tarragona et à Cluj entre les mois de novembre 2010 et février 2011. Ce projet a conduit Romain Louvel à arpenter la ville de Tarragona à la recherche de lieux de diffusion potentiels le conduisant notamment dans un « locutorio », un restaurant et quelques administrations sociales ou culturelles des quartiers de Torreforta et Campclar. À Cluj, la revue a trouvé place dans un bar, une sandwicherie, la bibliothèque universitaire et deux compagnies de taxi.

La revue est au format A5, imprimée en noir et blanc chez des reprographes de proximité. Elle est divisée en trois parties : le titre, le texte technique, l’article. Le texte technique fait clairement état de la date, du numéro, du lieu principal de création, du nombre d’exemplaires et de l’ensemble des points de diffusion. Le titre ne présente qu’une lettre à la fois du nom de la revue. L’article est encadré sur toute la partie gauche du papier dans un rectangle. Il ne traite que d’un seul sujet. Il peut comporter du texte, des images, des dessins et des graphiques pour rassembler, sous une forme symbolique et schématique, certaines questions existentielles que la présence de la revue dans l’espace social permet de poser.

Le projet

L’édition de cette revue s’inscrit dans le projet plus large des Correspondances Citoyennes en Europe initié par l’association L’âge de la tortue. Elle répond à deux exigences : réaliser des Correspondances avec des personnes rencontrées à Tarragona et à Cluj et aborder par plusieurs moyens artistiques la question des migrations en Europe. Chaque numéro de la revue tente d’évoquer cette question sous un angle métaphorique, humoristique, cynique ou encore impressive et confidentielle.

Six d’entre eux constituent les correspondances réalisées avec des personnes rencontrées sur place. Le numéro six s’adresse à un ami de Packys. Oussmane correspond avec les journaux El Paìs et Diari de Tarragona avec le numéro sept. Sanyi envoie le numéro onze à son ami Kex. Guy communique avec un ami de Cluj. Adrian transmet son travail à ses collaborateurs de Lyon. Puis les correspondances se multiplient lorsqu’il faut expédier chaque numéro simultanément à Cluj et à Tarragona. Pour finir, ce recueil constitue la correspondance finale que l’artiste adresse à l’ensemble des protagonistes que ce projet mobilise.