L'ÂGE DE LA TORTUE

Œuvrant dans les domaines des arts vivants et arts visuels, L’âge de la tortue conçoit et met en œuvre des projets artistiques à la croisée des disciplines artistiques et enrichis par des contributions pluridisciplinaires.

Ces projets peuvent prendre la forme de publications, de spectacles et d’expositions. Ancrée dans le quartier du Blosne à Rennes, l’association y développe ses projets qu’elle déploie aussi à l’échelle européenne.

Créée en 2001 autour d’un collectif d’artistes, l’association se transforme en 2006 – 2007 avec une nouvelle équipe qui va poursuivre la dynamique de professionnalisation et le développement de ses activités artistiques. C’est la mise en œuvre de grands projets à l’échelle européenne qui va alors structurer l’association : Correspondances citoyennes entre 2007 et 2009, Déroute en 2009, Correspondances citoyennes en Europe entre 2010 et 2011, Expéditions entre 2012 et 2014, Déroute(2) en 2015, Trouvé dans l’oubli en 2016, L’Encyclopédie des migrants entre 2015 et 2017, Fusée de détresse #1 en 2018, Fusée de détresse entre 2019 et 2022 et désormais Résidence secondaire entre 2021 et 2024.

Historiquement ancrée dans le quartier du Blosne, L’âge de la tortue y a tissé des liens et y a installé le cœur de son projet. L’élargissement de son territoire d’action est allé de pair avec la structuration de l’association depuis 2007 et l’articulation de projets menés conjointement au niveau local et au niveau européen, voire extra-européen. Parallèlement, la reconnaissance des milieux associatifs et artistiques et l’accompagnement des collectivités territoriales (la Ville de Rennes, le Département d’Ille-et-Vilaine, la Région Bretagne, le Ministère de la Culture et la Commission européenne) n’ont eu de cesse de se renforcer.

Une démarche artistique,

Concevoir, produire et diffuser des projets artistiques sont les piliers de l’activité de L’âge de la tortue. Tous nos projets sont imaginés dès l’origine par des artistes avec lesquels nous concevons des processus qui donneront lieu in fine à des formes artistiques, dans les domaines des arts visuels et des arts vivants. Nous accordons une importance particulière à l’étape de conception, où la démarche artistique vient nourrir la construction même du projet et les modalités de sa mise en œuvre.

Cela se traduit notamment par des compagnonnages de plusieurs années avec des artistes, afin de permettre à des démarches de s’éprouver face aux réalités du terrain, de se réinventer à plusieurs reprises pour finalement se développer avec ampleur.

Au cœur de la démarche, il y a la volonté de porter un regard sur le monde qui nous entoure. Un monde qui change. Un monde où nos repères se modifient rapidement face à des transformations majeures. Un monde qu’il s’agit aussi d’inventer.

Nous pensons que l’art peut et doit contribuer à proposer une approche sensible des questions qui traversent nos sociétés hypermodernes : accueil des personnes migrantes, rapports entre vie privée et vie publique, transformations urbaines… Et plus précisément, que les artistes sont en mesure de générer des formes de représentations qui nous aident à mieux penser le monde, dans une approche à la fois sensible et exigeante. Les artistes agissent sur le terrain des représentations proposant des alternatives aux représentations les plus communes, véhiculées au quotidien par les médias ou certains discours politiques. Nous pensons aussi qu’il est du devoir du monde associatif de se mobiliser pour permettre l’émergence de discours innovants, d’idées nouvelles et de manières de faire audacieuses pour penser le monde à venir. Notre démarche est respectueuse des valeurs humanistes fondamentales qui agissent dans notre démarche comme des balises.

Ainsi l’attention portée à l’autre, la reconnaissance des valeurs dont sont porteuses les personnes ou encore le droit à participer pleinement à la vie culturelle sont des enjeux essentiels que nous entendons promouvoir.

pluridisciplinaire,

Si l’un des enjeux de notre démarche est de créer des espaces permettant de partager collectivement nos représentations sur le monde qui nous entoure, nous pensons que l’approche pluridisciplinaire est indispensable. En effet les outils et méthodes que nous utilisons dans notre champ disciplinaire s’enrichissent aux contacts d’autres champs. La collaboration avec les disciplines des sciences humaines et sociales a largement participé au développement des projets de la structure depuis 15 ans. Les apports des chercheurs ont lieu durant tout le processus des projets : de la conception à l’évaluation. Que ce soit d’un point de vue méthodologique ou par le partage de connaissances sur un sujet abordé, les chercheurs en sciences humaines et sociales sont devenus des compagnons importants dans l’entreprise de nouveaux projets. Leur contribution sert le projet tant par l’enrichissement des premières bases de travail que par les interrogations qu’ils peuvent soulever.

Le croisement des disciplines permet aussi de créer des rencontres entre des personnes venues d’horizons différents. À l’échelle des territoires où nous travaillons, les projets agissent comme une dynamique singulière fondée sur l’horizontalité. En effet, nous essayons de faire en sorte que chacun soit reconnu en tant que porteur d’une forme d’expertise (professionnelle ou liée à une expérience de vie). L’objectif est de réussir à créer une synergie où l’apport de ces différents savoirs vont nourrir le projet dans son ensemble. Cela nous permet de proposer une approche kaléidoscopique, composée de multiples facettes rendant compte de la diversité à travers laquelle nous pouvons aborder des questions complexes.

contributive,

Pour pouvoir imaginer le monde qui vient et la manière dont nous voulons vivre ensemble, nous partons du principe qu’il faut mettre en place les conditions pour faire ensemble. Si nous vivons ensemble, c’est souvent par état de fait, plus rarement par choix. Comment faire pour dépasser cela ? Nous pensons que le fait de mener des projets collectifs permet de créer les conditions de la rencontre et donc une meilleure interconnaissance entre les personnes mais aussi d’édifier un morceau de culture commune.

Les projets de L’âge de la tortue intègrent une dimension contributive, née d’une volonté de dépasser la simple notion de public, qui placerait l’activité de la structure dans un modèle de production / consommation. Que ce soit très tôt dans les processus, par l’organisation de groupes de réflexion par exemple, ou plus tard, au moment de la réalisation ou de la diffusion, il s’agit de permettre aux personnes intéressées de pouvoir prendre une part active dans le déroulement des actions. Dans ce système qui se réinvente pour chaque projet, un principe sert de ligne conductrice : s’intéresser aux personnes avant de les intéresser au projet. Cette devise est au fondement même de l’association depuis près de 20 ans.

Au-delà de la formule, nous continuons à nous interroger sur les projets participatifs et la manière dont nous les mettons en œuvre. Sont-ils justes dans l’échange qu’ils proposent ? Est-ce que les personnes qui y contribuent sont reconnues et considérées ? À quel moment y a-t-il une forme d’instrumentalisation qui risque de se mettre en place ? Comment permettre une relation sur le long terme ? Pour cela une évaluation de nos projets est intégrée à la démarche et réalisée tout au long de leur mise en œuvre.

Pour chaque projet nous visons la reconnaissance et la valorisation des diverses contributions afin d’accueillir des personnes qui a priori ne se sentent pas (ou peu) concernées par les projets artistiques. Cela nécessite de provoquer une première rencontre qui fondera ensuite une relation de confiance et permettra enfin de clarifier les enjeux de l’engagement dans un projet. Cette démarche s’accompagne de l’idée de ne pas assigner les personnes à une place ou à une fonction, mais bien de les accueillir dans toute leur richesse. Nos méthodes comportent donc une approche relationnelle adaptée à chaque personne. Nous utilisons un modèle dialogique où les personnes ne sont pas seulement considérées comme destinataires du projet (autrement dit comme simple public) mais aussi destinateur (c’est-à-dire comme prenant une part active aux échanges générés). Et c’est en commun, une fois le groupe constitué, que nous œuvrons ensemble pour réaliser le projet artistique, qui pourra in fine être diffusé et rencontrer son public.

D’autre part la structure s’investit dans des instances de représentation, afin de transmettre son expérience issue du terrain et contribuer à la vie de la cité :

→ Au Blosne, elle est membre du Conseil de quartier et des groupes de travail « Ouverture culturelle et artistique des enfants et des jeunes » et « Vivre ensemble »,
→ Au niveau départemental, elle a fait partie du Comité Consultatif Spectacle vivant et Arts visuels,
→ Au niveau régional, elle a participé à la dynamique de concertation initiée par la Région Bretagne autour des droits culturels,
→ Au niveau national, elle est membre du réseau du Musée National de l’Histoire de l’Immigration et du réseau ARTfactories/Autre(s)pARTs,
→ Au niveau européen, elle est membre du réseau IETM.

et de coopération.

Depuis 2009, une dynamique de coopération européenne a été initiée par la structure. D’une collaboration avec un premier partenaire espagnol autour du projet Partir 2, l’association collabore aujourd’hui avec des structures dans une dizaine de pays1. Depuis 2010, L’âge de la tortue a été cheffe de file de quatre projets de coopération2 financés par la Commission Européenne. Ce développement à l’international est un choix fort qui s’inscrit dans une réflexion axée autour de la notion de citoyenneté et de la manière dont ensemble (dans nos quartiers, nos villes, nos pays et à l’échelle européenne), nous pouvons construire du « commun ».

Il s’agit bien ici de créer des ponts entre territoires et entre personnes, toujours dans la même perspective, celle de partager et de confronter nos points de vue sur le monde qui nous entoure. Nous partons du principe que ces vecteurs d’échange sont au fondement de l’exercice démocratique et sont nécessaires à la construction d’un territoire. Ce travail à l’international se concrétise aujourd’hui par une compétence reconnue de la structure à créer des partenariats avec des structures venues d’horizons différents : des collectivités territoriales (Rennes, Nantes, Brest, Barcelone, Lisbonne…), des institutions culturelles (Les Champs Libres, le Musée National de l’Histoire de l’Immigration…), des réseaux de ville (Eurocities, Agenda 21…), des associations (Un Toit c’est un droit, l’ABAAFE, la maison des citoyens du monde…) ou encore des universités (Université Rennes 2, Université Rovira i Virgili, …).

Le développement international des activités de la structure participe aussi au rayonnement de ses territoires d’ancrage (Le Blosne, Rennes, le département d’Ille-et-Vilaine et la région Bretagne).

1  Dont : l’Espagne, le Portugal, Gibraltar, la Belgique, l’Allemagne, l’Autriche, la Pologne, la Roumanie, la Macédoine, la Bulgarie, l’Italie et la Turquie.
Correspondances citoyennes en Europe (2010-2011), Expéditions (2012-2014), L’Encyclopédie des migrants (2015- 2017) et Fusée de détresse (2019-2022) et Résidence secondaire (2021-2024).

nos partenaires locaux

Rennes

 

La ville de Rennes et Rennes Métropole, Les Tombées de la Nuit, l’Université Rennes 2, l’IEP, Canal B, Un Toit c’est un droit, la Cimade, L’association Topik, les Archives municipales de Rennes, les Archives départementales d’Ille-et-Vilaine, les Champs Libres, l’Hôtel Pasteur, Les Ateliers du Vent, Canal B, l’Apras, ATD Quart Monde, la MIR, les collèges Clotilde Vautier, Sainte Geneviève, Notre Dame du Vieux Cours, et Emile Zola, les EPHAD Saint-Hélier et Gaétan Hervé et l’EUR Creative Approaches to Public Space, etc. 

Le Blosne

 

La Direction de quartier Sud-Est, Le Triangle, 
la Maison des squares, le Conservatoire à rayonnement régional, Langophonies, Carrefour 18, Ty Blosne, le réseau Louis Guilloux, Le Crabe Rouge, la bibliothèque du Triangle, Radio Quartiers des Ondes, La Grenouille à grande bouche, Au p’tit Blosneur, le Collège de la Binquenais, les écoles Torigné et Saint Armel, etc..

 

Grand Ouest 

 

La région Bretagne, le département d’Ille-et-Vilaine, Préfecture d’Ille-et-Vilaine, la DRAC Bretagne, Spectacle Vivant en Bretagne, la ville de Nantes, la ville de Brest, l’ABAAFE, le Musée d’art et d’histoire de Saint-Brieuc, La Passerelle scène nationale, l’université de Caen, la Maison des citoyens du Monde de Nantes, la MRSH de Caen, la Médiathèque l’Autre lieu du Rheu, les collèges Sainte Jeanne d’Arc de Fougères, Jean Monnet de Janzé, Roquebleue de Saint Georges de Reintembault et le Lycée de Montauban de Bretagne et Bel-Air de Tinténiac, etc.

nos partenaires nationaux et européens

france

 

Le Ministère de la Culture et de la communication, L’Institut Français, le Musée National de l’Histoire de l’Immigration, la BPI du centre Pompidou, l’Observatoire des Politiques Culturelles, la fondation SNCF, Relais Culture Europe, l’agence nationale Erasmus+ Bordeaux, Université Lille 3, le réseau On the move, la biennale de Toulouse, Université de Pau, la Fondation Daniel et Nina Carasso, le Laboratoire de transitions vers les droits culturels, etc.

 

en france, nos projets sont diffusés : 

 

à Rennes & Rennes Métropole, à Paris, à Lille, à Lyon, à Grenoble, à Montpellier, à Cherbourg, à Caen, à Brest, à Nantes, à Saint Brieuc, à Lorient, à Toulouse, à Fougères, etc.

 

En Europe, nos projets sont diffusés :

 

En France, en Espagne, en Pologne, au Portugal, à Gibraltar, en Autriche, en Belgique, en Macédoine, en Bulgarie, en Allemagne, en Italie et en Turquie.

Espagne

Vulnus, Ariadna, le festival El Grec, la REDescena, la Ville de Barcelone,  El Graner-Centre de Creació de dansa i arts vives, UOC-Universitat Oberta de Catalunya, l’université Rovira i Virgili, le réseau Agenda 21, la ville de Gijón, la ville de Cadix, l’association Tragacanto, l’association APDHA, le centre d’art contemporain ECCO, la RED, Transit Projectes.

POLOGNE 

Université Koźmiński

 

Portugal

La ville de Lisbonne, a ville de Porto, Association Renovar a Mouraria, Association ASI. 

 

Belgique

Le CIFAS, Eurocities, La Bellone, Théâtre et réconciliation, la Maison de l’histoire européenne, l’Atelier R, École nationale supérieure des arts visuels de La Cambre

Gibraltar

Le Ministère de la Culture, du Patrimoine et de la Jeunesse, la bibliothèque Garrison, Université de Gibraltar

 

Autriche

Association uniT, Association Mittendrin

 

 

Macédoine

Association Ecologic

 

bulgarie

Studio Vox Populi

Allemagne

Association Bildungslabor, Université du Bauhaus

 

Italie

Effetto Larsen, Nueva Academia di Bella Arte

 

Turquie

Université de Galatasaray à Istanbul,  L’Institut Français de Turquie